Concert Orphee & Eurydice - Gluck / Berlioz à La Cote Saint Andre le 23 août 2019

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ORPHEE & EURYDICE - GLUCK / BERLIOZ

Orchestre d'Auvergne

Choeur Exosphère

Roberto Forés Veses, direction

Jean-Philippe Billmann, préparation des choeurs

Marianne Crebassa, mezzo-soprano ((Orphée)

Olivia Doray, soprano (Eurydice)

Dima Bawab, soprano (Amour)

C. W. Gluck

Orphée et Eurydice

Version revue par Hector Berlioz (1859)

L'amour par-delà la mort, voici ce que défend Gluck en mettant en scène le mythe grec d'Orphée et Eurydice, première des trois oeuvres du compositeur qualifiées de « réformées ». Orphée, accablé par la mort de sa jeune épouse Eurydice, chante son infinie tristesse. Sa musique touche le dieu des enfers Hadès, qui l'autorise à ramener Eurydice dans le monde des vivants à la seule condition de ne pas regarder en arrière. Mais la tentation est trop forte, il se retourne avant sa sortie des Enfers et Eurydice rejoint le monde des morts. Gluck et son librettiste Ranieri de' Calzabigi choisissent une fin heureuse pour conclure leur opéra : Amour, touché par le malheur d'Orphée, vient redonner vie à Eurydice.

Berlioz, fervent admirateur du compositeur et de son Orphée, révisa l'opéra et l'arrangea pour la mezzo-soprano Pauline Viardot qui chanta le rôle d'Orphée, normalement interprété par un contralto dans la version originale de 1762. « L'Orphée de Gluck émeut parce qu'il est ému, arrache des larmes parce qu'il pleure. L'Orphée de Gluck c'est tout simplement l'idéal de l'amour poétique exprimé musicalement ».

(Journal des Débats, 22 avril 1851)

C'est au Théâtre-Lyrique à Paris qu'est donnée l'oeuvre dans cette version remaniée, le 19 novembre 1859. « Au mois de Novembre 1859, M. Carvalho, directeur du Théâtre-Lyrique, a osé entreprendre de remettre en scène l'Orphée de Gluck, et a obtenu par ce coup d'audace un des plus grands succès dont nous ayons été témoins. Il fallait être hardi, en effet, et parfaitement convaincu que le beau est beau pour braver les prétentions des esprits frivoles, les préjugés routiniers qui de toutes parts s'élevaient contre sa tentative. » (H. Berlioz, A travers chants)

L'interprétation est confiée à l'Orchestre d'Auvergne et à trois talentueuses solistes dirigés par Roberto Forés Veses.